Comment analyser sa campagne emailing ?

 

Une fois les campagnes d’emailing créées et envoyées, une des tâches les plus difficiles commence: analyser sa campagne pour l’améliorer et pouvoir en tirer un maximum de bénéfices.

Pas de panique ! plumedesducs vous propose de vous aider dans cette partie importante de votre campagne.

Besoin d’un guide complet en emailing ? Consultez cette article.

Quels sont les paramètres de campagne d’emailing à connaître ?

 

La délivrabilité

Qu’est ce que la délivrabilité ?

Dès l’envoi de votre mail, vous aurez accès à cette donnée: la délivrabilité.

Comment se calcule-t-elle ?

Simplement en divisant le nombre de messages envoyé par le nombre de messages effectivement arrivé dans la boîte mail de vos leads ou prospects.

 

Que représente la délivrabilité ?

Avec la délivrabilité, vous pouvez apprécier si les messages que vous envoyez arrivent bien là où ils doivent.

En effet, quoi de plus frustrant que d’avoir créer avec soin son mail et qu’il ne soit pas lu juste parce qu’il n’arrive pas vers les destinataire ?

En travaillant ce point, vous augmentez également votre impression, c’est à dire votre visibilité.

Quel est la délivrabilité moyenne ?

A compléter

Comment améliorer la délivrabilité ?

Que se passe-t-il quand votre message n’est pas bien délivré. Il existe deux principales erreurs, que l’on appelle des erreurs de “rebond”, (bounce en anglais) de votre mail:

  1. Les soft bounces correspondent à des erreurs temporaires liés à des problèmes de d’accessibilité de l’adresse indiquée. Le plus souvent il s’agit de serveurs en maintenances ou bien de boîtes mails pleines. Il n’est souvent pas nécessaire de supprimer le contact qui pourra recevoir le prochain message.
  2. Les hard bounces sont souvent des erreurs plus graves, dues à des soucis d’accès définitifs, par exemple dans le cas de fermeture du fournisseur d’accès. Ce sont également les erreurs retournées en cas d’adresse incorrecte. Il n’est pas nécessaire de garder ces contacts, ce qui va permettre de garder une bonne santé de votre liste.

Les boîtes mails possèdent des filtres qui repèrent certains mots-clés et jettent directement certains mails dans les spams. Attention, ces filtres sont sensibles à la casse donc les majuscules sont à utiliser avec modération.

Exemples de spam words:

  • les traditionnels dans le domaine du sexe, des jeux d’argents, du crédit et autres produits financiers
  • ceux plus récents: promotions, formules hyperboliques comme “les meilleurs des…”, plan pour diminuer ses dettes…

Les filtres sont de plus en plus performants surtout grâce au développement de la science du Big Data et de l’IA.

Vous pouvez trouver un dossier complet sur les spam words dans cet article de la plateforme d’emailing sendinblue: https://fr.sendinblue.com/blog/liste-spam-words/.

Le délivrabilité est enfin dépendante de votre fournisseur de campagne d’emailing. Ceux-ci passent en général un accord avec les fournisseurs de messagerie afin de diminuer les risques de spam et de rebond.

Prenez le temps d’étudier les différents offres avant de choisir votre fournisseur.

Le taux d’ouverture

Après l’envoi de votre campagne d’email marketing, vous pourrez vous concentrer sur le taux d’ouverture.

Comme se calcule le taux d’ouverture ?

En divisant le nombre de mails arrivés par le nombre d’ouverture de ces mails.

infographie

Les plateformes d’emailing utilisent un petit pixel de 1×1 glissé dans le mail et traqué pour le suivi (même principe utilisé par le pixel Facebook par exemple.)

Même s’il peut exister des erreurs, les résultats sont en général plutôt fiables.

Que représente le taux d’ouverture ?

Le taux d’ouverture est indirectement le reflet de l’intérêt que votre message à déclenché et qui a conduit votre contact à ouvrir le mail.

Il faut différencier 2 types de situations:

  • les mails transactionnels, par exemple suite à l’achat d’un produit en ligne, ont un taux d’ouverture souvent plus important car ils sont attendus (facture, suivi de commande). Cette catégorie possède souvent des taux d’ouverture élevés.
  • les mails commerciaux, ceux qui nous intéressent. Là, les taux sont variables et les leviers marketing différents.

Autre précision, le taux d’ouverture concerne souvent, par défaut, le taux d’ouverture unique de chaque mail. Le taux d’ouverture global est également disponible, mais n’a pas la même signification.

Qu’est ce qu’un bon taux d’ouverture ?(chiffres tirés d’une étude d’IBM)

Question difficile… Qui n’a en fait pas une seule réponse. Tout dépend de votre secteur d’activité.

Le taux moyen, tous secteurs confondus est autour de 20 %. Le taux d’ouverture en-dessous de 15% signent en général une mauvaise performance de campagne. Avec un segment qualifié, le taux peut passer la barre des 30%.

Suivant les secteurs, les résultats varient.

L’automobile et le sport sont en tête avec environ 40% tandis que les services aux entreprises et aux consommateurs frôlent plus les 18%.

Les moyennes changent également suivant le public visé: en B2B, le taux est autour de 22% contre 29% pour le B2C.

Gardez donc en tête ces points en tête et comparez vos résultats à ceux de votre secteur.

Comment améliorer le taux d’ouverture ?

Il s’agit de travailler l’impression que vous laissez à votre public.

Les points importants à travailler:

  • le nom d’expéditeur
  • l’objet
  • le pré header

reprendre sur guide emailing

Le taux de clics ou click through rate

Comment se calcule le CTR ?

En divisant le nombre de clics sur le lien concerné par le nombre de mails délivrés.

Que représente le CTR ?

Avec le taux de clics vous évaluez la capacité de votre message a convertir.

Le lien est, en effet, un des éléments cruciaux de toute bonne campagne d’email marketing car il fixe l’objectif visé: achat de produit, consultation d’un article, redirection vers un site internet pour majoration trafic.

Qu’est ce qu’un bon CTR ?

Il se situe autour des 2 % en moyenne mais, comme pour le taux d’ouverture, les chiffres sont dépendants du secteur et de l’objectif visés.

Comment améliorer le taux de clics ?

La structure du mail est capital à prendre en compte pour améliorer votre de taux. Il n’y a en soi pas de mail idéal, l’aide d’un professionnel est parfois nécessaire afin de créer quelque chose de cohérent avec votre marque et de suffisamment intéressant pour les lecteurs.

Il existe toutefois des techniques simples à mettre en place et des points à vérifier:

  • les vidéos convertissent plus (chiffre) et la présence de GIF également
  • votre mail a-t-il été pensé en responsive design ? Près de 70 % des contenus sont lus sur un smartphone. Vérifiez comment votre mail apparaît sur un smartphone et ajustez si nécessaire la disposition des éléments de votre message
  • votre CTA est-il bien présent ? Est-il suffisamment visible ? cela peut sembler basique mais oublier de mettre le CTA peut ruiner des heures de travail sur une campagne. Vos contacts ne verront pas d’un bon oeil de recevoir le même message que la veille juste car vous avez oublié de mettre un lien et risque de se désabonner

Plus globalement, restez honnête avec vos contacts. Ils sont de plus en plus sensibles et détectent ceux qui les prennent pour des” vaches à lait”. Donc pas de circonvolution (et hop, comment marquer des points en société !), aller droit au but.

Vous voulez vendre votre produit ? Vendez carrément à des leads qualifiés qui attendent cela de vous.

Le taux de réactivité

Il est relativement semblable au taux de clics, mais divisé par le nombre de mails ouverts (et par tous les mails délivrés.)

Il permet d’affiner un peu votre analyse mais reste similaire au CTR dans l’étude de votre campagne.

Le taux de désabonnement/ taux de plainte

Comment est-il calculé ?

En divisant le nombre de désabonnement par le nombre de messages délivrés.

Il est accompagné du taux de plainte qui correspond au nombre de plaintes reçues divisé par le nombre de messages envoyés.

Quel est le taux de désabonnement/plainte moyen ?

Autour de 0,20 à 0,30 % pour le taux de désabonnement la moitié pour le taux de plainte.

Ces chiffres sont relativement stables dans le temps.

En cas de mauvaise stratégie, les taux peuvent dangereusement grimper et être préjudiciable, notamment à cause des plaintes.

Comment diminuer son taux de désabonnement ?

Le maître mot… la confiance. Si les personnes n’ont pas (ou plus) confiance en vous, ils se retireront de votre mailing liste.

ALors comment faire ?

Pour établir une bonne relation de confiance, il faut :

  • avoir des leads opt-in d’emblée, sans ça, les contacts ne verront que l’aspect commercial et ne s’engageront pas. Pire, votre taux de plainte va exploser et vous risquez de voir votre domaine gravé dans la black list.

Depuis 2019, les données sont protégées par le RGPD. Donc, en achetant des leads non opt-in, vous risquez plus que de mauvais résultats marketing.

  • respectez les engagements énoncés au départ. Je pense notamment à la fréquence des newsletters ou des offres commerciales.

Vos contacts ne seront en effet pas heureux de recevoir tous les jours des mails de votre part alors qu’il n’en attendaient qu’un par semaine

  • avez-vous bien ciblé votre audience ? en d’autres termes, avez-vous bien travaillé votre segmentation ? Le bon message doit arriver à la bonne personne !

Les protocoles techniques SPF, DKIM, DMARC

La mise en place de ces protocoles par les plateformes d’emailing garantira une bonne délivrabilité de vos mails.

SPF est l’abréviation de Sender Policy Framework et DKIM celle de DomainKeys Identified Mail. Ces deux protocoles permettent de garantir contre les usurpations d’identité.

DMARC est plus récent (2011) et permet de vérifier le bon traitement de l’envoi des mails auprès des opérateurs de messagerie.

Ils sont en général inclus avec les plateformes sérieuses d’emailing. Une fois assuré de la bonne installation de ces protocoles, plus de soucis à ce faire.

Conclusion

En cochant systématiquement ces cases, vous pouvez analyser et comprendre votre campagne pour pouvoir l’améliorer.Toutes les améliorations, mises bout à bout peuvent grandement améliorer vos paramètres pour des coûts faibles. Imaginez, pouvoir doubler son taux de clic (et de conversion) en ajoutant simplement un vidéo ou une image ? C’est là la grande force de l’email marketing!

 

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